On partage un verre de blanc le soir, On refait la terre dans l'même miroir. La terre, voir. Les mots qui nous viennent sont à n'pas dire, Ils coulent dans nos veines comme des vampires. Coule, veine (Isabelle Mayereau)
mardi 29 septembre 2009
corps 49
Je suis allongée Je pose la main droite sur le ventre Elle ne reconnaît pas le ventre Je pose la main gauche sur la main droite Elle ne reconnaît pas la main droite La nuit, la nuit des sens point Je pose ma troisième main qui ne reconnaît pas ma main gauche qui ne reconnaît pas ma main droite qui ne reconnaît pas mon ventre -Ainsi de la suite- Je passe la main sous les lames d’eau froide L’extrême des doigts est lisse leur phase terminale n’a plus d’empreintes c’est le moment de commettre -Approche du corps altéré- J’étais Dans l’attachement de l’en-tête aux pieds de page Le corps s’éloigne La tête prend des proportions sur la taie La main se sépare du bras La tête se dissocie du corps En détachement de mon état Je ne me vois plus -Puis- Je pose la main les deux sur ta main je la reconnais A ma demande Tu poses la main sur mon bras Tu me reconnais Je ne reconnais pas mon bras grené sous tes doigts Je perds de la matière Je concède J’abrège Je m’oublie Je gagne des plumes
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