Dans les cours des écoles à l'heure de la récré des enfants mélangés aux enfants métissés s'appliquent à appliquer dans un esprit de corps les principes de la vie qu'ils apprennent dans les livres et leurs formes encore molles font la ronde et s'accrochent.
Sous le préau les plus grands naïfs et innocents vifs d'esprit et de corps forment des angles saillants où tous leurs rêves s'écorchent les plus vieux au corps flou et les autres et leurs frères à l'avenir incertain et au passé trop lourd font le monde ou décrochent.
Quand plus tard et plus loin et grâce aux anticorps tous se croisent dans la rue les yeux fixés au sol dans le respect parfait des diagonales adultes ils forment des angles droits qui protègent du futur.
Pour que rien ne transpire de cette vie au long cours ils installent leur point de vue loin de la vie tout court dans un cercle trop rond d'où ils ne peuvent sortir quelque soit le rayon quelque soit la tangente.
Là-bas sous l'horizon des grands ensembles carrés ou cubes préparent le sol à l'image de la vie où plus tard s'allongeant les mêmes corps traceront des angles à peu près morts
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